le journal: septembre 2014

                    Bilan du mouvement de l’emploi rentrée 2014

Anne-Marie VIRY, élue CCMA

Le mouvement a commencé dès le 6 mai 2014. Les premières commissions concernant les mutations de titulaires ont fait l’objet d’un premier article dans

le journal de juin. Il restait aux commissions du 15 juillet et du 22 août à traiter les reçus aux différents concours. Cette année la situation était complexe étant donné la diversité de ces concours qui n’avaient pas les mêmes répercussions sur l’emploi.

Tout d’abord, les concours externes… Il y avait 2 CAFEP ….Pour l’un il fallait prévoir 9 heures devant élèves complétées par une formation du même horaire, pour les autres un temps complet avec une formation mais hors obligation de service.

Puis les délégués auxiliaires (DA) reçus au CAER (concours interne) ont été placés sur des postes qu’ils occuperont pendant un an, le temps de valider leur concours par une inspection. L’année prochaine ils obtiendront leur mutation définitive.

Il y avait ensuite les reçus au concours réservé. Il est ainsi appelé car réservé aux DA en contrat à durée indéterminée depuis le 13 mars 2012, date à laquelle les conditions d’attribution de ce CDI ont été modifiées. Les autres DA, eux, devaient obligatoirement passer le CAER. Tous ont obtenu un poste et, dans la majorité des cas pour ceux dont on connaissait les vœux, dans l’établissement qu’ils désiraient. La CAE a enfin vérifié que les professeurs en CDI avaient un poste à la rentrée (là où il y a vacance bien sûr).

Un rappel sur les CDI nouvelle manière depuis mars 2012 : les termes « durée indéterminée » sont des leurres. En effet Les professeurs ne peuvent plus devenir contractuels par une inspection et ils sont donc chaque année à la merci d’une demande de titulaire prioritaire puisque leurs postes sont déclarés vacants chaque année lors du mouvement.

La CNA (Commission Nationale d’Affectation) a envoyé 2 professeurs sans affectation dans leur académie d’origine, en Haute Normandie, où ils ont trouvé un poste. Preuve s’il en est besoin que même dans l’enseignement privé le mouvement devient parfois, rarement encore, national. Lors de cette CAE du 22 août, il y avait encore quelques titulaires à nommer. Ces nominations tardives s’expliquent par un premier refus de la part de chefs d’établissement concernés lors des sessions de juin et juillet. Deux nominations ont vraiment été difficiles et pour une ce fut même un échec pour les syndicats des maîtres. Les motifs n’étaient pas légitimes. Un de ces deux refus n’a pas été validé par la CAE. Pour l’autre, le chef d’établissement a maintenu son refus d’un professeur en temps partiel de droit pour élever un enfant, argumentant de la difficulté de recruter un DA sur un temps incomplet dans une ville loin de Rouen. Les chefs d’établissement présents en CAE ont accepté ces arguments malgré les avis contraires des syndicats qui n’étaient pas majoritaires à cette réunion. Dans une profession féminisée comme la nôtre ce refus est incompréhensible.

Ces deux commissions ont été suivies de l’unique CCMA du 27 août qui a validé ces nominations pour la rentrée du 1er septembre. Le Rectorat a été obligé de nommer dans des établissements privés non confessionnels, et c’était difficile car il n’y en a qu’un, un professeur reçu au concours mais qui n’a pas obtenu l’accord collégial par la commission composée de chefs d’établissements catholiques. C’est une situation inadmissible et cette commission n’est pas transparente du tout dans ses refus. La formulation de ne pas répondre au projet de l’EC est trop floue et ne permet guère au professeur de se corriger lors d’une nouvelle audience. Le Rectorat a fait remarquer que se posait le problème du coût de la formation de cet enseignant que FORMIRIS n’allait pas financer. Il a montré une certaine réprobation mais ne peut contrer les textes de l’enseignement privé. La Fep-CFDT a fait une déclaration et posé le problème de l’existence de cet accord collégial aux critères de recrutement peu clairs. C’est un point dont il faut discuter au niveau national.

Même si les dysfonctionnements sont peu nombreux, ils doivent être soulignés car dans leur nature ils sont complètement contestables. Le syndicat FEP de la CFDT continuera à les dénoncer, ce qui n’est pas le cas de tous les syndicats de l’enseignement privé.

Ne l’oubliez pas le 4 décembre lors des élections pour choisir vos représentants en CCMA.

VOTEZ ET FAITES VOTER CFDT

Anne-Marie VIRY, élue CCMA

 

Edito

Patricia Jouanneau

Lorsque vous recevrez ce journal, il restera environ deux mois avant le début des élections de la fonction publique.

Vous pourrez voter CFDT entre le 27 novembre et le 4 décembre 2014 mais vous pourrez également faire voter CFDT dans votre entourage professionnel ou personnel.

Deux votes effectués en même temps seront nécessaires. Un au niveau national pour élire les membres du CCMMEP (Comité Consultatif Mixte des Maîtres de l’Enseignement Privé) et un au niveau régional pour élire les membres des CCMI (Commission Consultative Mixte Interdépartementale) pour le premier degré ou pour élire les membres des CCMA (Commission Consultative Mixte Académique ) pour le second degré.

Ces élections sont un enjeu fondamental pour les quatre années à venir.

La représentativité de notre syndicat au niveau régional est à confirmer et à amplifier. Vos votes et tous ceux de nos sympathisants contribueront à atteindre cet objectif qu’il nous faut garder présent dans notre mémoire jusqu’au 4 décembre.

De même au niveau national la Fep-CFDT doit être partie prenante dans les réflexions qui seront menées et dans les décisions qui seront prises sur le coeur de notre métier d’enseignant. Profitons de l’occasion qui nous est donnée pour être lisible et audible.

Beaucoup d’entre vous connaissent l’aide que le syndicat vous apporte sur :

– le mouvement de l’emploi

– le suivi de vos carrières

– l’évaluation de vos retraites

Nous disposons rapidement des informations et ceci nous permet de vous alerter et de vous assister dans les démarches à faire.

Nous sommes en mesure d’intervenir auprès des services du Rectorat pour vous proposer les meilleures solutions à vos problèmes et dans les délais impartis.

Nous suivons au plus près les dossiers des adhérents pour anticiper et éviter des situations difficiles à vivre.

Nous n’hésitons pas à nous déplacer pour vous apporter aide et soutien.

Pour toutes ces raisons, la Fep-CFDT est un syndicat qui doit compter dans notre champ professionnel et qui doit être reconnu pour ses compétences et sa réactivité aux événements. Il mérite largement votre vote !!!

Dans vos établissements respectifs vous avez reçu les documents de rentrée,

ils vous expliquent l’enjeu de ces élections, vous présentent les candidats au CCMMEP et vous résument les procédures à suivre.

Si vous ne les avez pas en votre possession, merci de nous le signaler.

Le syndicat agit au plus près des salariés, que ce soit les personnels de

droit privé ou les enseignants, c’est pourquoi nous avons prévu de vous rencontrer avant le 27 novembre pour répondre à toutes vos questions et préoccupations du moment. Les dates et lieux figurent dans ce journal.

Merci de noter celle qui vous concerne dans vos agendas.

Bonne rentrée à toutes et tous et à très bientôt.

Patricia Jouanneau

 

Colloque le premier octobre 2014 de 10h à 16h30 à Paris

Vous êtes tous invités à ce colloque que la fédération organise le premier octobre à Paris sur le thème:

« Laïcité et établissements confessionnels, est-ce compatible ? ».

Que vous soyez militants, adhérents CFDT ou pas. Parlez-en autour de vous, affichez cet article sur le panneau syndical.

C’est un vaste débat qui a fait couler beaucoup d’encre.

Dans la Fep-CFDT, ce débat n’a jamais cessé, qu’il soit en arrière-plan ou sur le devant de la scène, il rejaillit régulièrement.

Récemment avec la charte de la laïcité ou bien avec l’ABCD de l’égalité, le débat est sur la place publique.

L’accord collégial pour les candidats au professorat dans l’enseignement catholique suscite, aussi, bien des controverses entre militants.

Avec l’aide d’intervenants, la Fep-CFDT se propose de tenter de progresser dans la clarification de cette problématique.

Existe-t-il des conditions acceptables pour qu’en enseignement dispensé dans un établissement confessionnel, sous contrat avec l’Etat, soit respectueux et promoteur des valeurs républicaines et en particulier celles de la laïcité ?

Comment se déroulera cette journée ?

Que recouvrent les mots caractère propre et laïcité dans notre pratique professionnelle et personnelle au sein des établissements privés sous contrat ?

La matinée sera consacrée à cette recherche avec l’aide de témoignage du terrain et des intervenants qui réagiront sur ces expressions individuelles.

Dans l’après-midi, une table ronde permettra à des intervenants de s’exprimer, selon leur approche et leur expertise, sur cette question initiale : « Laïcité et caractère propre, valeurs opposables, compatibles ou complémentaires ? ».

Qui seront les intervenants ?

Charles Delorme : directeur du CEPEC (Centre d’Etudes Pédagogiques pour l’Expérimentation et le Conseil) international, expert en ingénierie de la formation initiale et continue, management des équipes et des établissements scolaires et de formation.

Bernard Toulemonde : inspecteur général honoraire, juriste de formation, un des spécialistes de l’analyse de l’enseignement catholique.

Bruno Poucet : chercheur en sciences de l’éducation dans le domaine de l’histoire du monde scolaire (politiques éducatives, débat public/privé, syndicalisme enseignant).

Jean-Louis Bianco : président de l’observatoire de la laïcité.

Jacqueline Lalouette : historienne, spécialiste des questions politiques et religieuses dans la France contemporaine. Elle est professeur d’histoire contemporaine à l’université Charles de Gaulle-Lille 3.

Eric Vinson : directeur de l’IFER de Dijon (Institut de Formation au fait religieux pour les enseignants) et journaliste au Monde des religions.

Et sous réserve……

Jacques Ricot : chercheur associé, chargé de cours (1998-2010) au département de philosophie, pro-fesseur en classes préparatoires (1988-2006),éthique, bioéthique.

François Moog : docteur en théologie.

Concrètement : le repas est pris en charge.

Si vous êtes intéressés, merci de contacter le syndicat par courriel :

                                       haute.normandie@fep.cfdt.fr

Lieu du congrès : 2-8 rue Gaston Rebuffat Paris 19éme Metro Stalingrad

 

 

 

 

 

Edito


Les défis  à relever, les batailles à mener autant d’objectifs à se fixer jusqu’en décembre 2014.

Savez-vous qu’il existe des enseignants dans le privé sous contrat qui exercent dans le premier degré et sont payés depuis le premier janvier 2014 avec un salaire inférieur au Smic ?

Savez-vous également que ces mêmes enseignants vont recevoir de l’Etat une  indemnité différentielle  « la Gipa » (garantie individuelle du pouvoir d’achat) ?

Ils s’appellent des suppléants.

Et ceci  se passe en France ? Oui, oui !!!

Ils n’ont pas de perspective d’avancement car il n’existe pas d’échelle indiciaire pour eux.

C’est scandaleux, inadmissible, intolérable !!!

Peut-on parler de précarité chez les enseignants ? Oui il semble que ce soit le cas et pas seulement pour ceux que nous venons de citer. Notre campagne Fep-CFDT contre la précarité se poursuit, les pétitions peuvent toujours être signées et envoyées.

Mais, quand allons-nous, massivement, réagir contre la dévalorisation de notre profession ?

Si une occasion se présente pour manifester notre mécontentement, allons-nous la saisir ?

La revalorisation du point de la fonction publique est une priorité, la Fep-CFDT compte sur vous pour le crier haut et fort.

Nous comptons également sur vous, enseignants syndiqués pour voter et faire voter en décembre massivement pour la CFDT.

La représentativité de la FEP-CFDT est en jeu au niveau national et régional, tout comme le développement du et des syndicats.

Notre voix doit être entendue, notre voix doit compter, notre voix doit peser dans les choix qui seront faits.

Nous sommes confrontés à un déficit de reconnaissance tant de la part de l’Etat qui nous associe fort peu au dialogue social que de la part des employeurs des salariés des établissements. Preuve en est l’extrême difficulté à faire aboutir concrètement pour les personnels les indéniables avancées sociales obtenues par la confédération au niveau national.

Autre bataille à mener, celle des discriminations dans le travail.

Les femmes sont plus nombreuses à affirmer qu’elles en sont les victimes, sur des critères tels que la maternité, les absences, les salaires…

Les salariés de droit privé citent leurs origines ethniques, leurs nationalités comme étant source de discriminations.

On peut noter un accroissement important de ces phénomènes dans le contexte actuel de crise économique et de chômage. Les jeunes sont également touchés, notamment au moment de leur embauche puisque la première exigence de l’employeur concerne l’expérience professionnelle acquise. Il faut agir, chacun à son niveau, contre ces pratiques qui s’installent et même si nous avons l’impression d’être inutile, persévérer pour que l’équité de traitement devienne une réalité.

La tâche est immense, nous le savons mais le champ des possibles l’est également.

L’espoir est notre chance, entretenons-le c’est lui qui peut nous faire avancer pour gagner les prochaines élections.

Nous sommes tous concernés ! Mettons toutes nos compétences au service des causes que nous défendons pour inventer imaginer, créer le syndicalisme de demain.

Patricia Jouanneau

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