Edito

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Ce mois de janvier 2019 me donne l’occasion de vous souhaiter à toutes et tous une bonne et heureuse année, même si ce journal vous parvient au mois de février !

Je souhaitais également remercier tous les syndiqués qui ont voté pour la CFDT lors des élections de la fonction publique du mois de décembre 2018 et qui nous ont ainsi permis de conserver notre présence dans les deux instances que sont les CCMI et les CCMA. Mais je ne pourrai pas passer sous silence le taux très important d’abstentions qui nous interroge ! Au niveau national la Fep-CFDT est le premier syndicat dans notre champ professionnel avec également un taux d’abstention non négligeable !

La colère qui s’exprime actuellement dans les manifestations avec parfois une grande violence est le résultat d’une souffrance de longue date, jamais entendue, ignorée par ceux qui nous gouvernent et sûrement pas assez prise en compte par les syndicats, dont la CFDT.

Pourtant la CFDT a toujours revendiqué que seule la justice sociale pourrait permettre les évolutions et la mutation de notre société pour aller vers une transition énergétique et mener une politique écologique assumée, ….

Nous sommes à la croisée des chemins, nous devons rester vigilants sur les choix qui vont se faire, les extrêmes quel qu’ils soient sont à proscrire, il est important que nous préservions la démocratie car elle reste garante de nos libertés.

Des deux mouvements sociaux actuels « gilets jaunes » et « stylos rouges », le second se fait le porte-parole des éléments que la Fep-CFDT et les autres syndicats de l’enseignement privé (voir dans le journal le communiqué Fep-Sgen et celui de l’intersyndicale) revendiquent depuis très longtemps, à savoir : une augmentation du salaire  des enseignants, une reconnaissance du métier, le calendrier du PPCR réactualisé, des conditions de travail améliorées, la résorption de la précarité, un moratoire sur les réformes en cours et enfin récemment le refus d’obliger les enseignants à accepter une seconde heure supplémentaire, car cette mesure ne traite en rien le problème de fond qui est celui du salaire de base des enseignants !

N’oublions pas que les personnels de droit privé sont également impactés par la précarité et la difficulté à vivre de leur travail ! Ce qui pose une réelle question ! Comment pouvons -nous accepter en 2019 qu’un salarié ne puisse pas vivre décemment de son travail ? Le travail qui devrait participer à une meilleure qualité de vie est en fait pour certains un vecteur de pauvreté.

Cette fracture sociale de notre société qui est en train de faire exploser les frontières est grave car elle menace directement nos institutions et notre démocratie.

Dans « le grand débat national » initié le 15 janvier, la confédération s’est clairement positionnée pour une participation de la CFDT et de tous les syndiqués qui le souhaitent :

« La CFDT portera des revendications et propositions en matière de transition écologique, de pouvoir d’achat, de réponses aux fractures territoriales, de fiscalité et de mobilité. »

Des solutions existent, la CFDT en est persuadée, mais elle sait également que les corps intermédiaires doivent rester les vecteurs de dialogue social pour faciliter les évolutions nécessaires à la société du XXI ème siècle.

                                                                                                          Patricia Jouanneau

 

 

 

 

                     

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